Welcome To Tromsø...

22 juin 2007

En route pour de nouvelles aventures

Bonjour !

Ce petit blog va se reposer quelques temps, car un autre voyage se prépare.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette adresse !

A bientôt !
...

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09 mai 2007

Bonjour à tous !

Quelques mois se sont écoulés sans le moindre message ! Et pourtant ! Voyage en Russie, snowboarding à gogo, nouveau voyage en cours de préparation... Tout vient à qui sait attendre ! La suite dans les semaines à venir avec plein de détails croustillants.

En guise de mise en bouche je peux dire que le printemps va bientôt arriver (il n'est jamais trop tard) et que l'apéro en terrasse devient possible ! J'y retourne...

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04 mai 2007

Tromsdalstinden... à ski !

Après des mois enfoui sous la neige le temps est venu de redécouvrir le Tromsdalstinden, fameux sommet dominant l'île de Tromsø. Trop avalancheux au coeur de la saison il devient chevauchable à partir de mai lorsque les pentes sont purgées.

Ainsi donc vélo jusqu'à la cathédrale arctique puis montée à pieds jusque dans le cirque du Tromsdalstinden. Il a fallu ensuite chausser les raquettes devant la raideur des pentes glacées. Seules les pointes avant mordaient dans la glace, ce qui peut donner une idée de l'état de la neige.
Arrivée rapide au sommet, pique-nique bronzette, puis descente par le chemin de montée, complètement glacé, du grand sport !

Bref une journée magnifique, vous trouverez dans la colonne de  droite l'album correspondant.
(Cliquez pour agrandir)

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11 février 2007

Saami

Cette semaine à Tromsø était consacrée au peuple Saami. Nourriture traditionnelle, spectacles en plein air, musées gratuits, tout était mis en oeuvre pour présenter ce peuple auparavant nomade vivant au nord de la Scandinavie.

Mais qui sont les Saamis ?

Comme mentionné ci-dessus, c'est un peuple à l'origine nomade vivant de l'élevage de rennes et de la pêche. Le nomadisme était la condition nécessaire à la survie du peuple dont les déplacements s'effectuaient en fonction de la fertilité des terres. Car il faut savoir que l'élevage de rennes n'a rien de simple. En plus de vivre dans des climats particulièrement rudes, les rennes ne se nourissent que de ... lichens, végétaux au développement extrêmement lent. Et pour nourrir un animal de 200 à 300 kg, autant dire qu'il leur faut en avaler des quantités incroyables. Il faut ajouter à cela la neige et la glace en hiver qui recouvrent leur assiette pour se rendre compte des difficultés d'élevage.

Afin de maintenir la pérennité des troupeaux, les Saamis ont donc créé une organisation appelée " Siida " (" famille ") regroupant des éleveurs de rennes spécialisés dans la répartition des terres. Ces éleveurs se déplacent sur les terres du grand nord et se chargent de répartir chaque année les Saamis en fonction des zones fertiles et protégées des glaces, et font en sorte de ne pas surmener les terres. Ce management pastoral, flexible et adapté aux variations saisonnières a permis aux Saamis de vivre sur ces territoires nordiques pendant des siècles. Il est difficile de dater l'apparition de ce peuple, mais on trouve des traces de leur existence datant de plus de deux mille ans.

Mais ce fonctionnement ancestral a connu de profonds bouleversements, en particulier à partir de la deuxième moitié du 18ème siècle. Jouxtant la Russie, les aires où vivent les Saami (dont les frontières ne sont pas clairement délimitées) ont été sujettes à de nombreuses pressions. La Norvège désirant contrôler cette région, des politiques d'assimilation ont été mises en place à partir du 19ème siècle de sorte à intégrer les Saamis à la population norvégienne. Jusque dans les années 1950, les enfants Saamis devaient suivre une éducation scolaire norvégienne, la langue Saami était interdite en public.

A l'image de la Bretagne en France, ces politiques ont créé une césure importante entre parents à l'éducation saami et enfants à l'éducation mi-saami, mi-norvégienne. Le savoir traditionnel s'est progressivement éteint, et le peuple norvégien a alors pris le contrôle de l'exploitation des ressources naturelles des régions du Nord. Ces politiques colonisatrices ont commencé à disparaître à partir des années 1950. La langue Saami a été réintroduite dans les écoles primaires norvégiennes, les Saamis sont aujourd'hui représentés au parlement norvégien.

Cependant, malgré cette nouvelle reconnaissance du peuple Saami, la pêche est aujourd'hui industrialisée, l'élevage de rennes est essentiellement contrôlé par des coopératives norvégiennes, etc... S'ils ne vivent plus de ces activités traditionnelles, les Saamis ont cependant trouvé une reconversion particulièrement lucrative : le tourisme. Visite du Cap Nord, randonnées avec des chiens de traîneau, treks à ski, pêche, festivals traditionnels, vente d'objets Saamis (couteaux, vêtements...), séjours sous des tentes Saami, constituent une source de revenu importante.

Il est intéressant de constater que les aspects traditionnels de la culture Saami sont présentés au public au moyen de technologies et d'infrastructures ultra-modernes. S'il est vrai que les nombreux touristes intéressés par la culture Saami sont à la recherche " d'authenticité " et d'un " retour aux sources " (Kalstad), il n'empêche que ce séjour au grand air et en adéquation avec la nature est mieux supporté lorsqu'il est possible de dormir dans des bâtiments chauffés et confortables. Motoneige et pêche sur un lac gelé pendant la journée, soirées en famille à l'hôtel, shopping traditionnel en milieu de séjour. Répondant à un public financièrement aisé, le confort du séjour et la qualité des prestations sont essentielles pour conserver cette clientèle. Hôtels mariant bois et surfaces vitrées, hélicoptères en cas d'urgence, réseau de téléphonie cellulaire font partie de l'environnement Saami.

En guise de conclusion, je dirais que les Saamis ont su tirer profit de l'ambivalence qui caractérise leur identité après deux siècles d'assimilation norvégienne. Peuple aux coutumes traditionnelles, les Saamis n'hésitent cependant pas à faire appel à des technologies de pointe pour mettre en valeur ce patrimoine culturel. Comme l'écrit Kalstad, le tourisme est peut-être un moyen de préservation de la culture Saami qui n'aurait pas subsisté (après assimilation norvégienne) sans l'intérêt qu'elle suscite auprès des Européens et des Américains. Selon l'auteur, " l'enjeu politique actuel est de trouver des compromis entre préservation de la culture Saami et développement du tourisme, entre tradition et modernité, entre intérêts locaux et intérêts globaux ".

L'album photo numéro 84 présente une activité traditionnelle Saami organisée dans le centre-ville de Tromsø: la course de rennes. Chaque compétiteur chaussé de skis s'élance sur une piste de neige, tracté par un renne. L'objectif est simple, arriver premier au bout de la piste. Chaud devant !



Pour aller plus loin et en savoir plus sur le peuple Saami : (non traduit malheureusement)

Bjorklund, Ivar, 1990 : "Sami reindeer pastoralism as an indigenous resource management system in northern Norway : a contribution to the common property debate", Development and change, no 21.

Kalstad, J.K.H. and Viken, A., 1996 : "Sami tourism - Traditional knowledge Challenged by Modernity". In Helander, E., Awakened Voices. The return of Sami knowledge. Diedut 1996:4, Nordic Sami Institute, Kautokeino.

Minde, Henry 2003 : " Norwegianization of the Samis - why, how, and with what consequences ? " Acta Borealia.

Solbakk, John T. : " The Sami people " Ed author. A handbook.

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30 janvier 2007

Soleil

Après plus de deux mois et demi d'absence, le soleil est réapparu ce midi. Deux heures plus tard, je ressens encore son effet, comme si un morceau de soleil était entré dans la tête. Heureux de le retrouver, il commençait à manquer ! La vie peut enfin reprendre, fini le temps de l'hibernation.

Voici quelques photographies prises pendant la nuit polaire à Tromsø.

Dabord quelques panoramas, toujours les mêmes, depuis mon quartier (cliquez pour agrandir) :

2 janvier 2007, 12H00 :
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21 janvier 2007, 12 H :
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Voici maintenant une vue de la fenêtre de la cuisine. Isolation norvégienne oblige, la neige colle aux vitres sans fondre ! La ville est enfouie sous 1,20 mètre de neige, et ce n'est que le début.

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Les autres photos se trouvent dans le nouvel album "aurores boréales suite". N'ayant malheureusement pas de pied, j'ai été obligé de pousser la sensibilité de l'appareil photo pour éviter les flous, d'où un qualité d'image assez moyenne, et un manque de netteté malgré tout.

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21 décembre 2006

Bonne journuit !

Nous sommes le 21 décembre, le jour le plus sombre de l'année. Eh bien c'est réussi ! Pluie en continu depuis deux jours, la neige a fondu (elle revient demain : trente centimètres !), autant dire qu'il est difficile de savoir s'il y a eu de la lumière dans la journée !

Quelques mots à propos de la nuit polaire et de ses effets sur l'organisme. L'absence de soleil pendant deux mois, et même de lumière au plus profond de l'hiver (en ce moment) provoquent de nombreux troubles du sommeil chez certaines personnes : somnolence la journée, et insomnies aux heures où il faut dormir... L'horreur.

Nuit polaire et effets sur l'organisme

Mon colocataire (médecin l'an prochain, je crois en la médecine !) explique que l'être humain est doté d'un cycle de 25 heures environ. La lumière du soleil au quotidien corrige ce cycle, et permet de conserver un cycle d'environ 24 heures (rotation de la Terre), basé sur le jour et la nuit. On peut ainsi dormir la nuit et être actif le jour. Mais en l'absence de lumière, le cycle biologique n'est plus corrigé. On se décale alors chaque jour d'une heure environ. Bilan : après douze jours, on fonctionne à l'envers, avec douze heures de décalage ! On veut dormir quand il faut être actif.

Dix à vingt minutes de soleil (même indirect : dans les bâtiments ou quand le temps est nuageux) chaque jour protègent de ce décalage. Et une journée sans voir la lumière du jour n'a que peu d'impact, il faut une certaine période de noir pour dérégler son organisme.

Pour pallier ce problème, certaines lampes reproduisant le spectre lumineux du soleil sont installées à l'université. Il suffit de s'y rendre chaque matin pendant une semaine pour retrouver un rythme "normal", ou plutôt basé sur les 24 heures de rotation de la Terre. Ceci étant, rien ne vaut une bonne cure de vrai soleil !

Evolution de l'ensoleillement

Voici quelques panoramas pris depuis mon arrivée à l'heure d'ensoleillement maximal (12h00 12h30). Ici à Tromso (400 kilomètres au Nord du cercle polaire), le deux septembre, la nuit noire n'existait pas. Le soleil se couchait mais affleurait à l'horizon, le ciel restait donc toujours lumineux.

Aujourd'hui c'est l'inverse, le soleil lèche l'horizon deux heures par jour mais il n'apparaît plus depuis le 21 novembre, et il fait nuit le reste du temps. Retour du soleil (10 minutes seulement) le 21 janvier !

On peut voir sur les images que dès le 20 novembre, les éclairages publics restent allumés en pleine journée !


Vue depuis mon logement
(Cliquez pour agrandir)

2 septembre 2006, 12H30 :
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27 octobre 2006, 12h30 :
27_oct

 

20 novembre 2006, 12h30 :
20_nov

 

21 décembre 2006, 12h30 :
21dec

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19 décembre 2006

Ski de fin d'année

Les examens sont terminés, il est temps de retrouver un peu de forme physique, car hormis la sortie vélo quotidienne pour se rendre à l'université et les deux petites séances d'escalade hebdomadaires (plus un peu de ski de fond...), l'intensité des débuts a quelque peu disparu.

Aujourd'hui, Sylvain et moi décidons de chausser les skis de piste, histoire de les tester pour les mois à venir. Départ depuis la maison de Sylvain, il suffit de quitter les charentaises et de chausser les skis : la neige recouvre les routes, on skie donc depuis la porte d'entrée !

Nous voici vingt minutes plus tard sur le mont qui domine notre quartier, avec vue sur l'ensemble de l'île. Un petit sentier abrupte en été se transforme aujourd'hui en excellente piste de descente. Beau temps, lumière pendant une heure et demie (neige et crépuscule donnent suffisamment de luminosité pour voir les reliefs), chutes dans la poudreuse, rien de tel pour passer une bonne matinée ! La neige est excellente, trente centimètres de poudreuse, c'est un bon avant-goût des sorties de la rentrée prochaine, quand la lumière reviendra.

Vous pourrez trouver un petit album dédié à cette sortie dans la colonne de gauche...

Cliquez sur la photographie pour agrandir :

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05 novembre 2006

Snowboard

Grâce à un record historique pour le mois d'octobre (70cm de neige à Tromsø), la saison de ski a déjà commencé, depuis le centre-ville jusqu'aux sommets environnants.

Ce week-end, première descente hors piste en snowboard ! Et pourtant je n'ai ici ni raquettes à neige pour gravir les montagnes, ni snowboard pour les descendre. Alors comment ? Voici la petite histoire, provenant d'un heureux concours de circonstances.

Par ce vaseux samedi après-midi (soirée de la veille...), nous décidons, Myrtille et moi, de sortir de notre torpeur en allant grimper une petite heure dans une salle d'escalade. Une heure pas plus, nous sommes vraiment fatigués.

Sauf que pendant la séance, nous faisons la rencontre d'Yvan, italien installé en Norvège depuis un an, qui nous propose de manger chez lui. Incapables de refuser l'invitation, nous atterrissons dans une immense et chaleureuse maison habitée par dix colocataires. Apéro, repas d'enfer autour d'une grande table ronde
(Yvan est un cuisinier hors pair), vin rouge (c'est tellement rare ici !), les valeurs sûres !

Puis vers minuit, une discussion saugrenue parvient à mes oreilles : quatre des zozos de la maison sont tentés pour partir au petit matin en bus dans les terres pour y faire du ski Telemark. Les jours diminuent, il fait nuit à 14H30, donc il faut décoller de bonne heure. Ils nous proposent de les joindre, Myrtille refuse (essai à rendre, il faut parfois travailler à l'université !), j'accepte bien évidemment !

Sauf que je n'ai pas de skis, ce qui est tout de même embêtant pour gravir mille mètres de dénivelé dans la poudreuse, et frustrant de devoir dévaler les pentes... à pieds.

Les norvégiens me proposent alors un vieux snowboard, il ne reste plus qu'à trouver des raquettes à neige sans lesquelles il paraît impossible de monter au sommet : on enfonce jusqu'à la taille dans la neige. Mais trouver des raquettes à minuit pour le lendemain matin... Pas question d'abandonner ! Du coup il va falloir construire des raquettes !

La fatigue se faisant sentir, nous décidons de profiter des quelques heures qu'il nous reste pour dormir, on verra demain pour le système D.

Réveil douloureux... Petit déjeuner avec les restes du repas de la veille, puis en route pour construire des raquettes !



Comment construire ses raquettes à neige

-Ingrédients : prenez une paire de crampons d'alpinisme, deux grilles de four, des lanières (ou des sangles, des lacets...).

Voici de beaux exemples de grille de four !

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-Fixez les crampons à l'aide des lanières sur les grilles, puis attachez les chaussures aux crampons, et c'est parti !



Premier test en attendant le bus, devant les passants interloqués : ça marche, les grilles empêchent d'enfoncer dans la neige, parfait, ou disons plutôt que c'est mieux que rien !

Après cinquante kilomètres de bus, nous voilà au pied de la montagne, un snowboard attaché dans le dos avec des lacets sur mon cartable d'écolier, des grille de four au pieds... Tout va bien, il n'y a que mille mètres d'ascension par moins quinze degrés au milieu de nulle part.

Après deux heures de montée, l'une des grilles cède, je finis les cent derniers mètres avec un pied qui s'enfonce de cinquante centimètres dans la neige et un pied qui reste à la surface. Content d'arriver au sommet, nous chaussons enfin les snowboards pour deux d'entre nous, les trois autres sont en Telemark (skis de randonnée dont l'arrière du pied n'est pas fixé). A l'attaque.

Il est 15H00, le soleil se couche, la pleine lune apparaît, les couleurs sont irréelles. En route pour mille mètres de descente éclairés par la lune dans une poudreuse exceptionnelle et sur un terrain complètement vierge...


Retour chez moi dimanche soir à 22 heures, la petite séance d'escalade du samedi aura en fin de compte duré plus longtemps que prévu, mais ça en valait vraiment la peine.

Un grand merci à Nina, Steiner, Eik et Aakon avec qui j'ai passé un formidable week-end et qui m'ont fourni tout le matos, du snowboard en passant par les grilles de four.

Je n'ai malheureusement pas pu faire de photographies, je n'avais pas imaginé la suite de la séance de grimpe !
 

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30 octobre 2006

Premières neiges

Difficile de réaliser que nous ne sommes qu'en octobre ! L'île a revêtu son manteau d'hivers en quelques heures après de fortes chutes de neige. Incapables de rester en place, Myrtille Sylvain et moi avons sorti... les vélos !

Le moins qu l'on puisse dire c'est que les vélos ont quasiment disparu de la circulation avec les premières chutes de neige. La solution pour pédaler sans patiner existe pourtant, il suffit d'installer des pneus cloutés (cliquez sur la photo) :

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Il nous fallait essayer ces pneus ! Achat, montage, essai, et là, incroyable ! Plus la route est glacée et meilleure est l'adhérence ! Nous avançons exactement à la même vitesse que sur le goudron, incroyable, l'accroche est phénoménale. Les piétons qui glissent sur les trottoirs gelés s'affolent à notre passage, pourtant le plus dangereux pour nous n'est pas de rouler mais de poser un pied au sol quand on s'arrête : on oublie vite qu'on roule sur une patinoire !

Vivement que les pistes de ski de descente soient damées, histoire de faire la course avec les skieurs...

Cliquez sur les photographies pour les agrandir :

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13 octobre 2006

Copyright !

J'ai reçu de nombreux mails concernant le montage et la provenance des photographies.

1/ Non, les photographies ne sont pas "empruntées" sur la toile :
Des aurores boréales en passant par les couchers de soleils, toutes les photos ont été prises avec mon appareil. Certaines photographies appartiennent à Sylvain ou à Myrtille car nous mettons nos prises de vue en commun, mais aucune photo n'a été récupérée sur internet.

2/ Non, les photographies ne sont pas "bricolées" :

Hormis les panoramas, aucune photo n'a été retouchée. Les images sont brutes et conservent donc leurs défauts. La photo de présentation (Welcome to Tromsø...) a été réalisée dans les premiers jours de mon arrivée. Seul le titre a été ajouté à l'aide d'un logiciel de retouche d'images mais les couleurs sont d'origine. Les couchers de soleil norvégiens sont interminables, pour notre plus grand bonheur !

Concernant les aurores boréales, elles sont difficiles à photographier car il y a peu de lumière et elles bougent. Cependant il arrive qu'elles illuminent le ciel pendant plusieurs minutes et qu'elle ne soient pas trop agitées, ce qui laisse une chance de faire des photographies correctes.

Si vous désirez en savoir plus sur le phénomène des aurores boréales, je vous conseille d'aller visiter l'excellent blog de Sylvain qui a posté un message très complet à ce sujet. L'adresse de son blog se trouve dans la catégorie "liens".

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09 octobre 2006

Tromsdalstinden bis....

Ce vendredi, le temps est parfait. Johannes, Sylvain et moi n'avons pas cours, nous décidons donc d'abandonner Myrtille (qui est en cours !) pour retourner sur le Tromsdalstinden. Aujourd'hui Yann (Allemagne) et Michael (Pologne) se joignent à nous.

Départ depuis la maison à vélo, glissade sur une plaque de verglas de Yann, ça commence fort. Le sentier est parfaitement gelé, nous ne tardons pas à atteindre la neige. Montée à vélo jusqu'au fond de la vallée. Les conditions sont exceptionnelles, la vue magnifique, nous croisons un troupeau de rennes...

Redescente en vélo par les pistes de ski gelées : la terre est très dure mais ne glisse pas, vitesse et adhérence maximales ! Une bien belle journée qui se finira, une fois n'est pas coutume, dans le sauna !

Cliquez pour agrandir :

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23 septembre 2006

Tromsdalstinden

Aujourd'hui, le temps semble parfait : temps gris (on commence à s'y faire), vent... Tout ce qu'il y a de plus engageant ! Tant pis, Myrtille, Sylvain et moi décidons de tenter le Tromsdalstinden dont la partie finale est enneigée depuis quelques jours.

La pluie (quelle surprise !) s'installe après une heure de montée à vélo dans la vallée. Pas grave, on a vu pire ! Sauf que la pluie ne s'arrête pas et que je suis le seul à porter des vêtements adaptés : après une heure de pluie, Myrtille et Sylvain sont trempés jusqu'aux os. Par 1°C, ça n'a rien de confortable !

Nous croisions deux autres étudiants qui redescendent, Natacha et Xavier qui devaient randonner avec nous mais qui étaient partis une heure plus tôt. Trempés eux aussi, ils ont décidé de faire demi-tour un peu plus haut, à la limite pluie/neige.

Nous trouvons une petite cabane idéale pour la pause pique nique. 15 minutes plus tard, les quatres zozos sont gelés, il faut bouger ! Natacha et Xavier redescendent, nous décidons de continuer la rando. Il pleut toujours, mais après quelques centaines de mètres la neige remplace la pluie.

Arrivés au col, la vue se dégage un peu puis les nuages nous entourent à nouveau. Je propose à Myrtille et Sylvain de tenter le sommet, mais la réponse est "non" ! Ils sont trempés, ont froid, nous décidons donc de rebrousser chemin.

La descente de la vallée à vélo est excellente : boue, flaques d'eau, grosses pentes, nous traçons comme des cinglés Sylvain et moi sur les piste de ski de fond. Quitte à être sale, autant l'être tout à fait !
Nous sommes couverts de boue à l'arrivée, heureux comme des mômes qui saute à pieds joints dans les flaques ! Myrtille, avec un vélo qui ne freine pas, en tennis et pantacourt, sans blouson, prend plus de temps et moins de plaisir à la descente !

Suite à cette sortie, Sylvain a commandé une veste et un pantalon d'alpinisme, imperméables et respirants. Etrange ! Fin de journée dans le sauna comme il se doit !

(Cliquez sur la photo pour agrandir)

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16 septembre 2006

Sortie (humide) à vélo...

La Norvège montre enfin son vrai visage : pluie quotidienne pendant deux semaines, sans jamais vraiment s'interrompre.

Ce week-end, Myrtille, Sylvain et moi ne tenons plus en place, la décision est prise : quel que soit le temps nous prendrons le vélo ce week-end pour découvrir la rive d'en face, c'est-à-dire celle que l'on voit depuis nos chambres.

Ainsi donc, ce dimanche, départ à 10h00, temps très moyen, tant pis. Après trente kilomètres nous taillons dans la montagne, puis pause pique-nique aupès d'une vielle bicoque. Cabane lugubre (peinte en noir !), ciel très chargé, pluie fine, arbres effeuillés... Gardons le moral, il reste trente bornes sous la pluie avant de retrouver le confort ! Retour humide, vent de face, la promenade aura eu le mérite de dégourdir les jambes !

Cliquez sur les photos pour agrandir :

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15 septembre 2006

Escalade au pied du Blåmann

Désolé pour les personnes qui ne pratiquent pas l'escalade, le jargon employé dans ce message est un peu spécifique !

Depuis mon arrivée je grimpe sur l'excellent mur de la salle universitaire, trois à cinq entraînements par semaines, j'ai vite retrouvé la forme... et refait de la corne sur les doigts !

Je commence à être bien affûté et j'ai fait la rencontre des grimpeurs locaux, dont Jimmy, un excellent grimpeur local, qui m'a proposé d'aller grimper sur un site de blocs dès que la météo le permet. Il ne fallait pas le proposer deux fois...

Une semaine plus tard, le temps étant parfait pour grimper, direction le Blåmann : ciel bleu, 7°C, rocher sec, les conditions optimales pour que ça colle sur le caillou ("good friction" in english) !

Le spot se compose d'une trentaine de blocs assez difficiles, avec des reliefs très variés, de la dalle positive au surplomb de plusieurs mètres. Ce n'est pas franchement un site d'initiation, c'est même un peu raide pour s'échauffer !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la météo et le niveau des blocs préservent le site des prises patinées : n'étant grimpable que quatre mois par an et seuls les locaux confirmés y allant, on risque plus de laisser la peau des doigts sur le rocher que de zipper !

Après quelques blocs de mise en route magnifiques, les doigts se réchauffent enfin, ça colle, on va pouvoir bourriner !

Après deux heures de grimpette (au passage : un 6C bloc (cotations françaises) et un 7A bloc au deuxième essai), les doigts broutés et la température qui descend nous incitent à terminer le périple en voiture pour faire quelques photos automnales sur la côte arctique.

C'était sans doute la dernière journée permettant de grimper en extérieur, mais quelle journée !

Merci à Jimmy pour la découverte du spot et la balade !

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13 septembre 2006

Soirées saumon

L'hiver approche, les jours diminuent, voilà un excellent prétexte pour concocter des petits plats. A trois euros le saumon entier (3kgs), on ne ruine pas le budget étudiant et un seul poisson nourrit dix personnes. Mangez du saumon en Norvège, vous ferez des économies !

Ce soir c'est notre maison qui invite; c'est décidé, chaque semaine une maison prépare un saumon et doit inventer une nouvelle recette !

Cliquez sur les photos pour agrandir :

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03 septembre 2006

Citius, Altius, Fortius : Hamperokken

Aujourd'hui, vaste programme. L'idée de "petite sortie du dimanche" s'est vite transformée en "longue et difficile épreuve".

Départ huit heures, nous sommes quatre : Johannes, Myrtille, Sylvain et moi. L'objectif est de gravir le Hamperokken, un des plus hauts sommets du coin. Le temps est moyen, il a plu cette nuit, la route est trempée. Nous prenons cependant le risque de partir car la météo locale n'est pas trop pessimiste.

L'objectif du jour : quarante kilomètres à vélo, 1400 m de montée à pied pour atteindre le sommet, puis re-quarante kilomètres de vélo pour rentrer "at home". De plus en plus long ! Je crois que l'on n'ira pas au delà, car dans ce rayon de quarante kilomètre le terrain de jeu est immense.

Cette fois nous avons acheté des cartes de randonnée : 1/50.000ème, ce n'est pas très précis (il n'y a pas mieux ici) mais suffisant pour distinguer l'itinéraire depuis la vallée. Après une superbe balade à vélo, nous trouvons le sentier de départ, bien caché dans la forêt. La météo était juste, le temps se dégage, en route !

La montée au sommet se fait en deux temps :
   
    - La première étape se déroule tranquillement. Après une petite heure de balade dans la forêt, nous devons marcher sur un long pierrier dans la vallée, jusqu'à atteindre un lac verdâtre, très chargé en particules minérales. Ce lac est alimenté par le glacier suspendu qui le surplombe.

    - La seconde étape, plus ardue, consiste à remonter le pierrier sur sa gauche, jusqu'à l'arête sommitale. Cette partie se révèle assez physique car la pente fait à peu près 45°, et les 50 derniers mètres sont tellement raides qu'il faut un peu escalader.

Il n'y a rien de très difficile dans cette course, mais c'est assez aérien et il faut veiller à ne pas arracher de pierres dans le couloir final. Nous avons fait tomber un bloc par mégarde, celui-ci à dévalé la pente dans un fracas impressionnant ; fort heureusement, personne n'évoluait en dessous de nous.

Le sommet se compose d'une petite plateforme de trois mètres de large, quelle vue ! Plutôt que de redescendre par le même itinéraire, nous avons décidé de suivre la ligne de crête qui longe la vallée. La vue plongeante de chaque côté de l'arête donne l'impression de survoler le massif. Je crois que ce sommet compte à mes yeux comme l'un des plus beaux. Rien à dire, la Norvège regorge de coins magnifiques pour qui aime marcher... Et pédaler si vous souhaitez faire des économies !


Myrtille au sommet, remplissant le "Livre d'Or" qui accompagne chaque sommet.
(Cliquez sur la photo pour l'agrandir) :

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29 août 2006

Barbecue au sud de l'île

Hormis les premiers jours de mon arrivée, force est de constater que le temps est vraiment agréable depuis trois semaines.

Avec le beau soleil d'aujourd'hui, nous avons décidé de tester une coutume norvégienne : la sortie barbecue. Il suffit d'acheter pour 10 krs (environ 1.50 euros) une barquette d'alu remplie de charbon et recouverte d'un carton imbibé d'alcool, puis d'une grille. On brûle le carton, et les flammes produites font prendre le charbon, lui aussi imbibé d'alcool. Cinq minutes plus tard le barbecue portable est prêt, il ne reste plus qu'à griller les poissons et les saucisses !

Voici une photo du barbecue :

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Ce petit kit brûle pendant trois quart d'heure, et quand la combustion est terminée, d'immenses poubelles fumantes servent à jeter les barbecues à usage unique.

La pointe sud de l'île offre une belle vue sur le fjord et les montagnes, et les pelouses qui bordent l'eau sont le lieu de rendez-vous privilégié des habitants de l'île. Nous étions peut-être une centaine à profiter de cette soirée ensoleillée.

Voici quelques photos de la soirée :
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26 août 2006

Passons aux choses sérieuses : le Blåmann

Aujourd'hui, gros programme : 35 km de vélo pour atteindre le pied de la montagne, 1050 mètres de dénivelé pour atteindre le sommet, et de nouveau 35 km de vélo (il faut bien rentrer !)

Le Blåmann est un sommet mythique de la région car la face nord-ouest se caractérise par une paroi verticale de 600 mètres. C'est un grand terrain de jeu pour les alpinistes expérimentés. La difficulté des itinéraires impose de dormir en paroi, dans des "portaledges" (tentes suspendues dans le vide), rares sont ceux qui sont parvenus à sortir de la face en une journée.

Laissant cette paroi à d'autres, nous avons décidé d'atteindre la sommet par la face Est, c'est l'itinéraire le plus simple. Il faut cependant rester prudent jusqu'à la fin car la partie finale reste assez difficile, selon les dires des norvégiens locaux.

Départ à huit heures du matin, en pleine forme, sous un ciel bleu sans nuage. Le groupe se compose de Johannes (mon colocataire), Myrtille, Natacha (Belge), Sylvain et moi.

La promenade en vélo est agréable : taillée à flanc de colline, la route, très pittoresque longe le fjord ; elle donne d'un côté sur des montagnes abruptes plongeant dans la mer, de l'autre sur les bassins naturels d'élevage de saumons.

Petite pause casse-croûte avant l'attaque du sommet, histoire de refaire le plein de calories, puis en route.

Cette randonnée est magnifique. Le chemin, assez escarpé, se redresse de plus en plus, et les cinquante derniers mètres sont assez verticaux, les norvégiens avaient raison. Il faut un petit peu escalader pour parvenir au sommet, rien de compliqué, mais mieux vaut assurer ses prises de pieds et de mains.

Le vue depuis le sommet est absolument superbe, on peut voir l'océan arctique qui serpente dans les terres (ce sont les fjords), sur des distances incroyables.

Nous avons essayé de redescendre par un autre itinéraire (face sud). Mauvaise idée, il a fallu rebrousser chemin après 200 mètres de descente, bloqués par des barres rocheuses nécessitant un peu d'équipement pour les franchir.

Demi-tour donc, retour au sommet, puis descente par le chemin "conventionnel".

Le retour en vélo nous a semblé un peu plus long qu'à l'aller : les jambes commençaient à demander du repos. Tout le monde est cependant arrivé à bon port, fatigué mais avec le sourire jusqu'aux oreilles.

Voici une photo du sommet prise par Myrtille. Merci pour la photo ! On peut voir (en plus des deux niais) la partie finale du sommet, assez abrupte. Cliquez sur la photo pour agrandir :

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20 août 2006

Petit sommet du dimanche : Stuoragielas

Ca y est, la machine est lancée, l'objectif est de réaliser un sommet par week-end, si la méteo le permet. A ce rythme, il va bientôt falloir pédaler des heures pour trouver de nouveaux massifs ! Aujourd'hui, le temps est parfait, il fait même chaud (25°C au soleil), donc en route ! Nous sommes partis à six : Benjamin, Francesca, Myrtille, Sebastien, Sylvain, et moi-même.

Le Stuoragielas est une petite montagne de 750 mètres située à une demi-heure de vélo d'Orndalen (ma maison). La montée est relativement simple et courte, nous en avons profité pour faire la sieste au bord d'un lac.

Nous avons eu la chance de découvrir que les rennes sont d'excellents nageurs ! Deux rennes ont traversé le lac sous nos yeux à une vitesse incroyable ! La suite de la balade a consisté à traquer les rennes croisant notre chemin, un vrai régal. J'ai regretté de ne pas avoir emporté mon zoom pour photographier les rennes.

Encore un fois, grand merci à Sylvain pour les superbes photos de rennes (vive les zooms !).

Vous pouvez trouver les photos de la journée dans l'album correspondant.


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15 août 2006

Randonnée : le Tromsdalstinden

Voici une belle sortie en montagne réalisée avec d'autres étudiants Erasmus sur l'un des plus haut sommet de la région, le Tromsdalstinden. Je suis parti deux heures après eux car je voulais faire la montée d'approche en VTT. Pas de regrets, car cela m'a permis de les rejoindre rapidement, et de me payer au retour une descente super rapide !

Ce sommet ne fait que 1238m, mais on part de 0 mètre, ce qui donne vraiment l'impression d'être en haute montagne. On a d'autant plus cette sensation qu'avec le froid, les arbres disparaissent dès 300 mètres, et il ne reste que des cailloux à partir de 700 mètres d'altitude : la même chose en France à 2500 mètres !

Ce sommet se caractérise par une superbe vue panoramique, eu égard à sa taille imposante. La rando est longue, mais le sentier, du fait de sa fréquentation, est bien marqué. Impossible de se perdre, il suffit de suivre les traces !

Départ 13h00, retour 23h00, une bonne journée de marche !

Voici le petit groupe au sommet. De gauche à droite : Seb, Oliv', Myrtille, moi même, Sylvain, Francesca, Marco. (Cliquez pour agrandir)

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La région est vraiment belle, idéale pour randonner l'été, et idéale pour skier l'hiver : toutes les pistes sont éclairées, comme je l'ai expliqué pour l'île. Mais cette remarque est aussi valable hors de l'île, on peut randonner à ski dans un rayon de 10 kms autour de l'île. On skie 24/24h en hiver, de jour (où il fait nuit) comme de nuit.


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